[USGS Résumé] Alix sous tension! Johanna pose les limites! Aude et Alex face au danger |1820 FR3
L’épisode 1820 d’Un Si Grand Soleil n’est pas un épisode de transition; c’est un point de non-retour, un moment particulièrement sombre où l’univers de Sète retient son souffle sous le poids d’une tension continue et presque étouffante. L’intrigue se déploie sur deux fronts, tous deux régis par la peur, le rapport de force et des choix irréversibles : l’enquête explosive sur une agression en milieu carcéral, et la guerre financière brutale qui vient d’éclater dans le monde de l’art.
L’affaire Hélène d’Ambrville entre dans une phase décisive. Son agression au couteau en prison, loin d’être un simple incident, force le parquet à ouvrir une enquête officielle, confiée au duo Audrey Ruisse et Alex Lévi. Dès le départ, le ton est donné : la victime, Hélène, a un passé de « mytho » (selon Alex), mais cette fois, la tentative de meurtre est réelle. Becker est formel : l’affaire est sérieuse, et le procureur veut des résultats rapides.
L’interrogatoire d’Hélène à l’hôpital est l’élément central de cette première partie. Hélène est traumatisée, paniquée, mais ses paroles sont troublantes. Elle accuse formellement Zoé et, plus grave encore, insiste sur l’idée d’un complice interne – un gardien. « Si Zoé veut me tuer, elle y arrivera, même enfermée. Elle a un complice Florent, un gardien, j’en suis sûr. » Ces craintes, loin d’être infondées, transforment la prison, lieu de sécurité supposé, en un terrain miné où la menace peut surgir de n’importe quel uniforme.
Audrey et Alex, malgré le scepticisme initial, plongent dans la fouille des douches et des cellules. C’est là que l’enquête bascule : dissimulé derrière un double fond du matelas, est retrouvé le journal intime d’Hélène d’Ambrville. L’objet, fragile et abîmé, est une bombe à retardement. Chaque mot inscrit pourrait dévoiler la vérité longtemps tue, mais pourrait aussi signer la perte définitive d’Hélène si des noms et des secrets trop dangereux sont révélés. L’impassibilité du surveillant, qui pâlit légèrement lors de la découverte du carnet, ne fait qu’accentuer le soupçon d’une complicité interne, renforçant la terreur d’Hélène.

En parallèle de cette enquête étouffante, Alix Pujol joue son propre destin. Acculée par des difficultés financières qui menacent directement la survie de sa galerie, elle n’a plus le luxe de l’hésitation. Pour obtenir les 50 000 € de liquidités nécessaires, elle franchit des lignes qu’elle s’était juré de ne jamais dépasser, acceptant un prêt d’José, un investisseur « redouté qu’inflexible ». La garantie ? Une toile de valeur de sa galerie, si elle ne rembourse pas dans les trois mois. Alix vient de s’enchaîner à un créancier sans scrupule, mais sans ces fonds, la galerie coulera.
Cette urgence financière la pousse à l’acte de guerre. Alix apprend que le critique d’art et rival Chalini était sur le point de conclure la vente d’un tableau de Montmartre avec Lionel Villard. Elle utilise alors ses nouvelles ressources pour le doubler de la manière la plus humiliante possible, raflant la vente pour 90 000 € net. Sa victoire n’est pas qu’économique ; c’est une provocation directe.
Chalini, blessé dans son orgueil et trahi, reçoit l’appel tant redouté de Villard. Le nom d’Alix Pujol fait exploser sa colère. « Alix, elle m’a doublé ! Cette voleuse m’a planté dans le dos, » hurle-t-il, rageur. Pour Chalini, perdre l’affaire est une chose, être battu à son propre jeu en est une autre.
Furieux, il débarque au cabinet de Johanna Lemur, exigeant de savoir comment attaquer Alix. Mais Johanna, pragmatique, refroidit ses ardeurs : « Juridiquement, vous n’avez rien signé. » L’accord était oral, insuffisant pour une plainte. Elle l’avertit clairement : s’il s’engage dans un conflit ouvert, c’est son image de critique d’art qui en souffrira, pas celle d’Alix. Chalini quitte le bureau sans un mot, mais son regard sombre et sa rancune connue laissent présager une vengeance qui ne sera pas légale, mais brutale et personnelle.
L’épisode 1820 se referme sur un sentiment d’insécurité systémique. Hélène, traumatisée, ne croit plus en la protection, même en isolement, convaincue qu’un complice interne ne peut être arrêté. Tandis que la police creuse les secrets de la prison, Alix savoure une victoire au goût amer. Elle a sauvé sa galerie, mais a réveillé la bête Chalini. La guerre est désormais ouverte entre les deux, et l’issue de cet affrontement sera violente et irréversible, laissant la ville de Sète suspendue à la peur et aux choix de ses personnages.